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Zoom sur l'Afrique du Sud

Clarisse Faria-Fortecoëf


(To see this article in English: please click here)


Contexte et perspectives de l'enseignement supérieur sud-africain et de la coopération universitaire et scientifique avec la France.

Quelques données sur le système national d'enseignement supérieur

En termes de financement, 40 % proviennent de subventions publiques attribuées par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Formation (DHET). Les frais de scolarité représentent 30%, soit environ 2 000 euros par an et par étudiant. 30 % sont financés par les contrats de recherche et des donations d'entreprises.

Avec le DHET, le Ministère de la Science et de la Technologie (DST) joue également un rôle central dans la formation aux niveaux master et doctorat, à travers un système de bourses gérées par la National Research Foundation (NRF).

Le pays compte 25 universités publiques (traditionnelles et technologiques) où se répartissent presque un million d’étudiants et dont 5 sont considérées comme les meilleures du continent africain, ainsi que 114 établissements privés de petite taille (environ 30 000 étudiants au total).

Malgré le rôle joué par l’État dans le développement et la démocratisation du système (augmentation importante des aides aux étudiants les plus démunis...), le nombre annuel de diplômes est très loin des besoins du pays. Par exemple, seulement 1600 doctorats sont soutenus annuellement, alors que l'objectif visé par le National Development Plan d'ici 2030 est de 6000.

La capacité d'encadrement est également insuffisante car seuls 30 % des 25 954 chercheurs du pays (hors doctorants et post-doctorants) sont titulaires d’un doctorat (PhD), les autres ayant au mieux un master, voire une licence ou même, et cela concerne 10 % des chercheurs, un National Diploma, l’équivalent d’un BTS en France.

Au niveau de la mobilité étudiante et tout particulièrement, avec la France, celle-ci est relativement faible. Ainsi, le nombre d'étudiants français en Afrique du sud, s'élève à 200 et seulement plus d'une centaine d'étudiants Sud-Africains sur les 6400 concernés, choisissent l'Hexagone dans le cadre d'une mobilité.

A noter, le lancement officiel de la plateforme France Alumni Afrique du Sud, le 15 juillet 2015 à l'Alliance française de Pretoria.


Une coopération franco-sud-africaine principalement basée sur des programmes de recherche

Avec plus de 650 articles co-signés en 2013 par des scientifiques des deux pays, un chiffre, en croissance annuelle moyenne de 20%, la France se place au 4ème rang des partenaires, derrière les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, et pour la première fois devant l’Australie.

Le partenariat Hubert Curien Protea est également un succès avec 19 projets sélectionnés pour 2013-2014, pour 80 propositions soumises. Ce partenariat encourage l’intégration des jeunes chercheurs et étudiants ainsi que l’échange de post-doctorants, et pour l'Afrique du Sud plus particulièrement, la participation d'étudiants et de chercheurs de communautés historiquement défavorisées. Pour plus d'informations sur Protea, vous pouvez consulter l'appel à projets 2015 sur le site de Campus France (il n'y a pas d'appel à projets 2016).

Parmi les programmes importants de coopération avec la France : Le F’SATI (French South African Technology Institute). Considérée en Afrique du Sud comme une ressource nationale contribuant au développement du savoir et au transfert de technologie, cette école d’ingénieurs est implantée au sein de la Tshwane University of Technology (TUT) et de la Cape Peninsula University of Technology (CPUT) en partenariat notamment avec l’École d'Ingénieurs ESIEE Paris et l’Université de Paris-Est Créteil (UPEC). Plus de 200 étudiants y sont inscrits, principalement au niveau master et doctorat, dans les spécialités suivantes : électronique, automatisme, télécommunications, ingénierie satellitaire. Le centre a bénéficié d’une forte publicité avec le lancement du premier nano-satellite sud-africain en novembre 2013.

L' impact du F'SATI est majeur en termes de construction des capacités de recherche et d’enseignement dans les deux universités où il est implanté, et compte 50 doctorants. La France et l’Afrique du Sud se fixent pour objectif de doubler le nombre d’étudiants du F’SATI à l’horizon 2018 et d’accroître significativement les partenariats autour de ce centre d’excellence.

Calqué sur le modèle du F’SATI mais dans le domaine de l’agriculture, le F’SAGRI (French South African Institute in Agriculture) est un nouvel institut bilatéral, qui devrait ouvrir ses portes en 2015. Son objectif : offrir une formation de haut niveau (master et doctorat) auprès des Universités de Fort Hare, du Limpopo  et de Venda, et en partenariat avec le conseil sud-africain pour la recherche agricole (Agricultural Research Council – ARC).

Quelques perspectives

Les partenariats sont à développer autour de l’expertise du F’SATI dans le domaine de l’ingénierie spatiale, en particulier dans le cadre de la sélection de l’Afrique du Sud pour héberger le 5ème site de l’université panafricaine, décision qui va renforcer le poids du secteur spatial en Afrique du Sud.

Par ailleurs, le gouvernement sud-africain est désormais conscient de la nécessité de s’appuyer sur la capacité d’encadrement disponible à l’étranger s’il veut atteindre l’objectif visé par le National Development Plan. Des discussions entre l’Ambassade de France, le DST et le DHET ont été engagées en vue d’un accord pour l’encadrement de thèses en cotutelle. D’autres partenaires potentiels sont insuffisamment sollicités aujourd’hui : entreprises, union européenne, etc.

A venir prochainement

L'Agence Campus France et l’Institut Français d'Afrique du Sud organisent le 13 octobre 2015, la première Journée consacrée à l'Afrique du Sud qui se tiendra à l’Alliance Française de Paris.
L'essentiel du programme de cette journée s'intéressera aux dernières évolutions statistiques de la mobilité étudiante, présentation des récentes réformes de l’enseignement supérieur sud-africains et informations sur l’actualité de la coopération universitaire et scientifique... En savoir plus sur cet événement.
Cette Journée fera sans doute l'objet de la publication d'un Dossier Pays CampusFrance. A suivre donc.


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