Où docteurs et entreprises se rencontrent
Menu
Connexion

Vous avez déjà un compte ?

Nouvel utilisateur ?

Etude toxicologique de la prophylaxie répétée d’iode stable pendant la période néonatale (lactation) chez le rat

ABG-89000 Sujet de Thèse
09/12/2019 < 25 K€ brut annuel
Logo de
Institut de Radioprotection et sûreté Nucléaire
Fontenay-aux-Roses - Ile-de-France - France
Etude toxicologique de la prophylaxie répétée d’iode stable pendant la période néonatale (lactation) chez le rat
  • Biologie
  • Biochimie
Prophylaxie , iode, Thyroïde

Description du sujet

L’exposition des populations aux iodes radioactifs rejetés lors d’accidents nucléaires peut être responsable, de l’apparition de cancers de la thyroïde. Ces conséquences peuvent être limitées par des mesures de protection, telles que l’ingestion de comprimés d’iode stable (KI). Cette mesure préventive a pour objectif de saturer la thyroïde par de l’iode non radioactif et d’éviter ainsi la fixation des iodes radioactifs. La catastrophe de Fukushima a fait resurgir des interrogations sur les conditions de mise en œuvre de cette prophylaxie. En effet, cet accident a montré que la « doctrine iode » qui préconise une prise unique de KI ne peut protéger efficacement les populations exposées à des rejets répétés d’iodes radioactifs. Aujourd’hui il n’existe aucune indication quant aux conditions de mise en œuvre de prises répétées de KI. De plus, sur le plan strictement règlementaire, l’Autorisation de Mise sur le Marché des comprimés de KI ne permet pas d’envisager des prises réitérées, cette autorisation ayant été délivrée pour une prise unique. Ainsi, les autorités se trouvent démunies face à des situations de rejets chroniques d’iodes radioactifs en raison du déficit de connaissances quant aux modalités d’administrations répétées de KI. Récemment un programme de recherche intitulé « Prophylaxie répétée par l’iode stable en situation accidentelle» a permis d’évaluer la protection et les effets secondaires pour les différentes catégories de populations (enfants, adultes, femmes enceintes et personnes âgées) en situation de rejets radioactifs répétés. Ainsi, une dose efficace de KI et son innocuité avec une administration quotidienne sur une durée de 8 jours a été établie grâce à des expérimentations chez le rongeur post-natal, âgé et adulte. Cependant, les études menées sur un modèle de rate en gestation (mimant la femme enceinte) mettent en évidence des effets neurotoxiques chez la descendance. Afin de compléter les connaissances acquises et couvrir toutes les tranches d’âges, ce projet de thèse propose d’utiliser un nouveau modèle expérimental de prophylaxie mimant une autre tranche d’âge extrêmement sensible, le nouveau-né. En effet, il apparaît nécessaire de définir la prophylaxie répétée via la lactation la plus adéquate possible pour les nouveau-nés pour lesquels la phase de développement du cerveau les rend particulièrement sensibles. Aujourd'hui, dans le doute d’une éventuelle toxicité du KI, il est recommandé de ne pas fournir une deuxième prise à une femme allaitant un nourrissant. En effet, si la surcharge iodée survient chez la femme allaitante, elle peut se transmettre au nouveau-né allaité via la glande mammaire. Une surcharge iodée chez le nouveau-né pourrait favoriser l’apparition d’une hypothyroïdie avec des conséquences irréversibles sur son développement. Pour cela, nous proposons d’étudier sur des rates allaitantes et leurs nouveau-nés l’effet d’un traitement répété au KI. Des études toxicologiques et fonctionnelles seront mises en œuvre. Les résultats obtenus permettront d’asseoir les connaissances scientifiques indispensables à l’évolution de la « doctrine iode » en cas d’exposition répétée aux iodes radioactifs.

Prise de fonction :

05/10/2020

Nature du financement

Contrat doctoral

Précisions sur le financement

Présentation établissement et labo d'accueil

Institut de Radioprotection et sûreté Nucléaire

 

Le laboratoire de radiobiologie des expositions accidentelles (LRAcc) est situé à Fontenay-aux-Roses et mène des recherches en radiobiologie, en dosimétrie biologique, en radiopathologie et en médecine régénérative dans un contexte d’exposition accidentelle aux rayonnements ionisants (accident radiologique - industriel, médical ou nucléaire -, acte de malveillance), afin de développer des capacités d’expertise pour la prise en charge médicale des victimes.

Profil du candidat

Le ou la candidat(e) devra posséder des connaissances en toxicologie et biologie moléculaire. Des connaissances en neurobiologie et en radioprotection sont les bienvenues. Une bonne connaissance de l’anglais lu/écrit/parlé est requise.

Date limite de candidature

Partager via
Postuler
Fermer

Vous avez déjà un compte ?

Nouvel utilisateur ?

Besoin d'informations ?

Vous souhaitez recevoir une ou plusieurs lettres d’information de l’ABG. Chaque mois des actualités, des offres, des outils, un agenda…

item1
Ils nous font confiance