Comprendre la dynamique de propagation des conidies du champignon responsable de la cercosporiose noire du bananier pour identifier des leviers de gestion agroécologique
ABG-133241 | Thesis topic | |
2025-08-29 | Other public funding |

- Agronomy, agri food
- Biology
- Ecology, environment
Topic description
La cercosporiose noire du bananier, provoquée par le champignon ascomycète Pseudocercopora fijiensis, est une grave maladie foliaire impactant le rendement de la culture et causant une maturation précoce des fruits. De nombreux traitements fongicides sont effectués pour son contrôle en zone tropicale humide. Cette maladie est arrivée en Martinique en 2010, où une lutte raisonnée par avertissement, reposant sur l’emploi de fongicides systémiques, a été mise en œuvre avec un réel niveau de sobriété au regard des autres zones de production (IFT<10, moins de 1kg de m.a./ha/an). Toutefois, cette lutte raisonnée se heurte à de réelles difficultés, à la fois liées au mode d’application terrestre des traitements et à l’évolution très restrictive de la législation, si bien que les impacts de la maladie font aujourd’hui peser de lourdes menaces sur l’avenir de la filière banane dessert aux Antilles (Risède et al., 2021).
Des approches agroécologiques ont été développées pour limiter les traitements avec en particulier l’effeuillage des zones nécrotiques porteuse d’ascospores (issues de la reproduction sexuée du champignon). Cependant, les conidies issues de la reproduction asexuée du champignon participent aussi à la dissémination de la maladie. Cette thèse a ainsi pour objectif de mieux comprendre et de quantifier la dynamique de propagation de la maladie par ce type de spores, et à identifier de nouveaux leviers pour une gestion agroécologique plus efficace de la maladie. Cette thèse s’insère ainsi dans le cadre du Projet PARSADA « Cercotrop » qui vise à développer de nouveaux leviers de gestion de la cercosporiose noire. Elle sera organisée en trois parties complémentaires :
Tout d’abord il s’agira d’évaluer le rôle des conidies dans la dispersion de la maladie à l’échelle de la feuille et de la plante par une approche de génotypage moléculaire de lésions récoltées à différentes échelles spatiales de la plante. En effet, dans cette analyse, les génotypes identiques proviennent de conidies (reproduction clonale) alors que les génotypes provenant d’ascospores sont tous différents (Ngando et al., 2015). Nous développerons dans le cadre de cette thèse une nouvelle méthode basée sur les approches NGS (next generation sequencing) couramment utilisées dans l’équipe FBI (Unité PHIM, e. g. Dumartinet el , 2022).
Dans un deuxième temps nous évaluerons l’influence d’une nouvelle pratique d’effeuillage, ciblant les stades précoces de la maladie lors desquels les conidies sont produites, sur la dynamique épidémique. En effet, actuellement, les pratiques d’effeuillage ciblent spécifiquement les lésions nécrotiques au niveau desquels sont produites les ascospores (Guzman et al., 2018), tout en ayant un effet sur la diminution de l’impact de la maladie sur la durée de conservation des fruits (Guillermet et al., 2018 ; Chillet et al., 2013). L’effet de cette nouvelle pratique, qui ciblera les jeunes lésions présentant un niveau de densité élevé, sera évalué à travers la mesure de l’abondance des spores dans les parcelles. Cet effet sera mesuré dans une parcelle d’expérimentation.
Enfin, l’effet de l’aménagement de haies intra-parcellaires sur la dynamique de la maladie sera évalué. En effet, nos travaux ont montré que des haies faiblement poreuses limitent la dispersion des conidies, notamment en réduisant la vitesse du vent et la libération des conidies (Delatouche et al., 2024).
Les résultats obtenus au fil de l’eau serviront à alimenter une actions du projet Cercotrop dédiée à l’évaluation de combinaisons de leviers de gestion agroécologique de la cercosporiose noire dans des essais systèmes mis en place par l’Institut Technique Tropical (IT2) chez des producteurs de la Martinique.
Starting date
Funding category
Funding further details
Presentation of host institution and host laboratory
Le doctorant sera recruté au sein de l’UR GECO du CIRAD (https://ur-geco.cirad.fr). La thèse se déroulera spécifiquement au Cirad en Martinique, au Campus Agro-Environnemental Caraïbe (https://www.caec-carib.org/). Pour le terrain comme pour la biologie moléculaire, le/la doctorant.e pourra s'appuyer sur les équipes techniques permanentes du CAEC. Le génotypage moléculaire sera réalisé à travers un séjour sur le campus CIRAD de Baillarguet, à Montpellier, au sein de l’UMR PHIM.
Website :
Candidate's profile
Ingénieur.e agronome ou titulaire d’un Master de biologie avec une forte composante en épidémiologie ou pathologie végétale
- Attrait pour la recherche appliquée et le travail expérimental (terrain, laboratoire)
- Bonnes capacités rédactionnelles
- Aptitudes au travail en équipe
- Autonomie, rigueur, sens de l’organisation
- Permis de conduire (catégorie B)
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