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Un NCT et après ?

Maïté Brunel & Evelyne Jardin

Le “nouveau chapitre de la thèse” (NCT), un outil de valorisation des compétences proposé par l’association Bernard Gregory aux doctorants en fin de thèse, a-t-il un impact sur leur insertion professionnelle ? Pour tenter de lever le voile, des docteurs ont répondu à un questionnaire.

Quel type de premier emploi après la thèse ? 70% des docteurs passés par l’outil NCT et ayant répondu au questionnaire sont en contrat à durée déterminée (CDD) pour leur premier emploi. Pas brillant ? Dans l’enquête menée par l’Iredu*, ils sont 24% et ce, trois années après la soutenance. La précarité est et demeure à un niveau désespérément élevé. De plus, elle se résorbe malheureusement très lentement, particulièrement pour les docteurs en chimie et en sciences de la vie et de la terre. En 2006, respectivement 34% et 38% des docteurs dans ces disciplines étaient encore employés en CDD trois ans après leur soutenance, toujours selon les chiffres de l’Iredu. Comment expliquer cette situation ? D’après l’enquête portant sur les docteurs NCT, ces « intellectuels précaires » sont soit attachés temporaires d’enseignement et de recherche (ATER), soit chercheurs en post-doctorat en France ou à l’étranger. Ils suivent donc le parcours du combattant dans l’espoir d’obtenir un poste dans la recherche publique, le bout du tunnel. En cela, la majorité des docteurs NCT n’échappe pas à ce chemin semé d’embûches.

Un effet NCT ?
A côté de ce groupe de docteurs NCT orienté recherche publique, on peut distinguer un autre groupe minoritaire, orienté « privé ». Comment se caractérise-t-il ? Les docteurs de ce groupe sont embauchés à 66% en contrat à durée indéterminée (CDI) dès leur premier emploi (contre 10% des docteurs employés dans le secteur public). Ils travaillent majoritairement dans les métiers de la recherche et développement pour un salaire annuel brut moyen à l’embauche de 35k€. 80% d’entre eux se déclarent satisfaits, voire très satisfaits de leur situation professionnelle. Enfin, ils ont décroché très rapidement leur emploi puisque 40% d’entre eux étaient en poste avant même de soutenir. Pour ces doctorants qui se sont tournés précocement vers le privé, il semble que le NCT ait eu un effet sur la vitesse d’obtention de leur premier emploi. Comment ? La valorisation des compétences liée à l’exercice même du NCT, combinée à une prospection du marché en amont de la soutenance, fait logiquement gagner du temps sur la recherche d’emplo. Pour le groupe des docteurs engagés sur la voie académique, cet effet d’accélérateur du NCT n’apparaîtrait pas puisque le parcours d’insertion (ATER et post-doc comme passage obligé) semble largement indépendant de leur volonté. D’après les chiffres du ministère de la Recherche*, 70% des nouveaux maîtres de conférences recrutés en 2006 ont été au préalable ATER, agrégé du secondaire ou post-doctorants.

Sources :
* : Patrick Montjourides & Julien Calmand, « Docteurs, génération 2003 », Iredu, janvier 2007.
* : « Origine des enseignants-chercheurs recrutés lors de la campagne 2006 », Ministère de la Recherche, décembre 2006. Dossier téléchargeable à l’adresse : ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/personnel/enssup/orig2006.pdf
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