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Paroles de docteurs : « Le doctorat est une formation géniale pouvant ouvrir une multitude de voies. »

Passionné par la biologie de synthèse, Camille Delebecque s’est spécialisé à Harvard dans ce domaine alors peu connu dans notre pays puis a créé sa start-up Synbio Consulting à Paris. Il travaille aujourd’hui entre les Etats Unis et la France.

Camille Delebecque_ABG

Qu’est-ce qui a guidé votre parcours ?

  • L’interdisciplinarité

Alors même que j’étais étudiant, j’avais déjà une idée assez précise de mon objectif professionnel. J’étais captivé par la recherche, ses applications pratiques dans le monde de l’entreprise et son bénéfice sociétal. J’étais passionné par les sciences de la vie mais je voulais garder une certaine ouverture. En devenant  élève ingénieur à AgroPariTech, j’ai bénéficié d’une formation à la carte : en approfondissant mes connaissances en sciences de la vie mais aussi en restant ouvert sur d’autres disciplines. J’y ai aussi découvert les côtés business et management, aspects qui m’ont vivement intéressés.

J’ai eu envie d’enchaîner ma formation d’ingénieur avec le Master recherche « Approches Interdisciplinaires du vivant »  proposé par le Centre de Recherches Interdisciplinaires à Paris. J’y ai découvert et approfondi ma connaissance de la biologie de synthèse  et j’ai eu aussi la chance de travailler à l’interface entre science, entreprise et société via notamment un stage à l’UNESCO.

Le doctorat me semblait être une formation très complémentaire. J’ai hésité entre deux axes : un doctorat axé vers la recherche appliquée en biologie de synthèse ou bien un doctorat axé sur le management de la recherche. J’ai préféré pousser mon expertise en biologie synthétique. J’ai toutefois gardé un pied dans le monde du business en suivant une  multitude de cours et participé à des initiatives dans le domaine des affaires. Il me semblait qu’une compréhension poussée des processus au cœur de la recherche était nécessaire pour appréhender des défis à l’interface entre  la recherche et ses applications. Le doctorat est une formation géniale qui peut ouvrir une multitude de voies. Il est dommage que les élèves ingénieurs ne soient pas davantage encouragés à poursuivre dans cette voie.

  • L’ouverture à l’international

Durant mon Master, j’ai effectué deux stages aux Etats Unis dont un à Harvard qui a confirmé mon orientation : la Biologie de Synthèse, une thématique de recherche alors encore peu développée en France. La biologie de synthèse est un domaine appliqué et éminemment interdisciplinaire entre biologie et ingénierie, dont le but est de reprogrammer des microorganismes pour leur faire produire de nouvelles molécules (biocarburants, médicaments, etc…). J’ai monté un projet en cotutelle entre l’université d’Harvard et l’INSERM dans l’école doctorale « Frontiers of Life Sciences ». Faire son doctorat dans le pays à la pointe des techniques en biologie synthétique est un atout indéniable et l’ouverture à l’étranger est très bénéfique pour la construction de la personne.

A Harvard, j’ai pu découvrir une autre forme de relation au travail et aux études. Les rapports hiérarchiques sont moins pyramidaux et les rencontres beaucoup plus faciles. Je me suis impliqué dans un éventail d’initiatives comme par exemple, la présidence du club de Biotech et la création  de « French MIT Harvard », un réseau de jeunes français de l’université d’Harvard et du MIT pour faciliter le montage de collaborations entre étudiants. J’ai eu également l’opportunité de suivre des cours de MBA à Harvard Business School, et de faire du conseil pour le bureau de transfert des technologies de Harvard. Un éventail d’initiatives donc à l’interface avec la formation doctorale et la complétant de façon extrêmement intéressante.

  • L’entrepreneuriat

J’étais intéressé par l’entrepreneuriat dès ma formation d’ingénieur, notamment autour des problématiques d’optimisation de la recherche et de l’innovation. Faire mon doctorat en grande partie à Harvard a été une réelle opportunité d’apprentissage, l’université ayant développé une philosophie très entrepreneuriale  et un système de valorisation de la recherche puissant. Aux Etats-Unis, les étudiants ne sont pas poussés à se spécialiser tôt et il existe beaucoup de passerelles entre disciplines.

Ma première création de start-up en biotech remonte à 2011, Omeecs, joli projet qui gagnera un certain nombre de compétitions de business plan et sera mise en avant dans le magazine Challenges comme « une des 100 startups dans lesquelles investir en 2011 ». Aux Etats-Unis, j’ai découvert une culture entrepreneuriale plus forte qu’en France. Les Américains n’ont pas peur de se lancer et de monter leur structure. A l’université, l’essentiel se passe en dehors des salles de classe : les séances de brainstorming entre élèves, alumni (anciens élèves) et chefs d’entreprises sont régulières. Il n’est pas rare de voir un professeur entrer dans la start-up d’un de ses étudiants.

Ces interactions sont essentielles car le caractère innovant d’un projet vient bien souvent de la rencontre entre individus et problématiques initialement non liées. C’est d’ailleurs de la rencontre avec un chimiste spécialisé dans les nanotechnologies qu’est né mon projet de thèse en biologie de synthèse qui finira par être publié dans le magasine Science.

Aujourd’hui, je me suis lancé dans une nouvelle aventure avec la création de la première entreprise de conseil spécialisée dans ce nouveau domaine qu’est la biologie synthétique. Synbio Consulting aide un éventail d’acteurs (Entreprises, Universités, Commission Européenne…) à s’initier, communiquer ou prendre des décisions stratégiques et technologiques impliquant la biologie de synthèse, un domaine qui promet de révolutionner les biotechnologies dans les années à venir.

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