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En post-doctorat à l?université d?Oslo

Evelyne Jardin

Chrystelle Auterives est docteur en sciences de la terre de l’université de Rennes 1 avec une spécialité en hydrogéologie. Depuis octobre 2006, elle s’est installée en Norvège.

1/ Comment avez-vous obtenu votre post-doc ?
Avant la fin de ma thèse, j’ai repéré une offre de post-doc sur le site Internet de l’université d’Oslo et j’ai postulé. J’ai résumé en anglais mes travaux de recherche. J’ai rédigé une grosse lettre de motivation en veillant à coller au sujet du post-doc et j’ai expliqué mon intérêt pour le poste.

2/ Ensuite, vous avez été convoquée et vous avez passé une audition ?
Non, pas du tout. Ils m’ont appelée pour me dire qu’ils acceptaient ma candidature. En même temps, je crois que nous n’étions pas nombreux à postuler…

3/ Qu’est-ce qui a compté lors de votre recrutement ? Vos compétences scientifiques ? Connaissaient-ils votre labo en France ?
Ils ne connaissaient pas mon labo. Je pense que c’est l’adéquation entre mon sujet de thèse et le sujet du post-doc qui a fait pencher la balance en ma faveur. Ils cherchaient un hydrogéologue, ce que je suis et quelqu’un qui faisait de la chimie, ce que j’ai fait pendant mon doctorat. Donc, du point de vue des compétences scientifiques, mon profil correspondait à ce qu’ils cherchaient.

4/ Quel est votre environnement de travail ? Y a-t-il d’autres chercheurs français dans votre laboratoire ?
Oui, il y a pas mal de Français dans le labo. Il faut dire que la moitié des membres ne sont pas d’origine norvégienne. Je connais deux thésards français qui sont arrivés en même temps que moi et j’ai croisé deux professeurs permanents qui sont français d’origine.

5/ Quelle est la langue de travail ? Le norvégien ?
C’est l’anglais. Tout le monde parle anglais en Norvège.

6/ Pourquoi avoir choisi la Norvège ?
Je voulais faire un post-doc à l’étranger et je n’avais pas de préférence pour la destination. J’avoue que j’ai pas immédiatement pensé à la Norvège, mais quand l’occasion s’est présentée, je me suis dit « pourquoi pas ? ».

7/ Voyez-vous des différences entre la recherche dans votre domaine, en France et en Norvège ?
En Norvège, on ne se bouscule pas pour travailler dans la recherche publique en géologie. Ici, les jeunes chercheurs vont travailler dans les entreprises pétrolières où ils sont mieux payés. Du coup, les labos publics ont du mal à recruter en interne. C’est la raison pour laquelle il y a autant de chercheurs étrangers qui viennent en Norvège. Sinon, le mode de fonctionnement est similaire, avec peut-être un intérêt plus marqué pour la publication…

8/ Si un jeune docteur français souhaitant s’installer en Norvège vous demandait des conseils, qu’est-ce que vous lui diriez ?
La qualité de vie en Norvège est très bonne et le travail est important, mais il est tout aussi important d’avoir une vie en dehors du travail, ce qui est particulièrement agréable. Il est à noter également que la vie est très chère, quasiment le double de la France. Par exemple, mon loyer en colocation avec quatre personnes avoisine les 500€ mensuel et il faut compter entre 800€ et 1 000€ pour avoir son propre appartement, mais les salaires sont à la hauteur du niveau de vie : je gagne environ  2 700 € net par mois.

Propos recueillis le 20 février 2007, par Evelyne Jardin.
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