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Destination Brésil…

Clarisse Faria-Fortecoëf

Première économie de l’Amérique latine (2 477 Mds USD de PIB en 2011), classé au 6e rang des économies mondiales devant la Grande-Bretagne et la Russie, le Brésil se distingue également, par son dynamisme et potentiel en matière de formation supérieure, de recherche et d’échanges scientifiques internationaux.

Classé premier de l’Amérique latine, le système d’enseignement supérieur brésilien est surtout réputé pour ses formations de Master et de Doctorat, régulièrement évaluées depuis 1976, par la CAPES (Coordination de perfectionnement du Personnel de l’Enseignement Supérieur), Fondation du Ministère de l’Éducation (MEC) créée en 1951.  Les accords avec des universités étrangères, le nombre de professeurs visitant, les échanges bilatéraux d’étudiants, la participation à l’organisation d’évènements internationaux au Brésil et à l’extérieur, l’implication et les publications dans les revues scientifiques ainsi que la participation à des comités et à des sociétés savantes internationales sont très appréciés.

Avec quatorze nouvelles Universités créées entre 2003 et 2010, le Brésil compte 278 institutions d’enseignement publiques (11 % des Institutions d’enseignement supérieur) et 2100 institutions d’enseignement supérieur privées (89 % des établissements). Bien que les frais d’inscriptions dans les universités publiques soient gratuits, un examen d’entrée très sélectif (taux de succès annuel de 10 %), le vestibular, profite surtout à ceux qui ont suivi un parcours dans le secondaire dans des établissements privés.
En 2010, on comptait 98 607 étudiants en Master, 64 588 en doctorat (environ 3 ans d’étude, parfois plus) et 10 213 en Master professionnel, soit seulement 173 408 étudiants au total. Au niveau du doctorat, par exemple, 12 000 inscrits ont obtenu leur diplôme en 2010 (la moyenne nationale est de 10 000 par an).

Parmi les organismes de financement, la CAPES a disposé d’un budget de 1,1 Mds€ en 2011 et finance des programmes ainsi que des bourses exclusivement réservées aux étudiants de niveau Master et Doctorat. En 2010, elle a octroyé 55 047 bourses au Brésil (et 4 951 bourses de mobilité vers l’extérieur du pays).
Il existe également, 25 fondations d’appui à la recherche (Fundação de Amparo à Pesquisa – FAP) comme la FAPESP créée en 1962 et qui reçoit chaque année 1 % de la recette de l’État de São Paulo. Cette fondation a développé de nombreuses coopérations internationales avec notamment, la France (accords avec l’ANR, le COFECUB, le CNRS, l’INRIA, le CIRAD et l’INSERM).

Au niveau de la recherche, le Brésil a une position clé en Amérique latine avec 55,8 % d’articles publiés et se situe à la 13e position du classement mondial (source : Thomson Reuters. National Science Indicators  – NSI).
Parmi les mesures et afin de faciliter le rapprochement entre universités et entreprises - seulement, 3,6 % des chercheurs possédant un doctorat ont choisi de rejoindre le monde de l’entreprise (publique ou privé) -, le Gouvernement fédéral a créé le Système Brésilien de Technologie (SIBRATEC), formé par  56 réseaux et noyaux de Recherche et Développement qui s’articulent au niveau national. Ces réseaux, coordonnés par le MCTI (Ministère de la Science, de la Technologie et de l’Innovation), ont pour mission principale de soutenir l’innovation dans les micros et petites entreprises.

En terme de mobilité entrante, 14 738 étudiants étrangers - d’après les chiffres de l’UNESCO -, ont effectué un séjour d’études au Brésil en 2010 (contre 1 117 en 2004). Le nombre d’étudiants européens cependant, ne s’élève en 2010 qu’à 2 607, dont 346 en provenance de France. Par ailleurs, la France est depuis 2007, le premier pays d’accueil des boursiers du gouvernement brésilien.
Afin d’attirer davantage des étudiants et enseignants-chercheurs étrangers, différents dispositifs d’accueil sont proposés : résidences, centres d’accueil et de conventions internationales, matériel de promotion en plusieurs langues, etc.
Il faut également souligner que le programme brésilien "Ciência sem Fronteiras"  (SsF - Science sans Frontières), inauguré en 2011 prévoit la concession d’un certain nombre  de bourses : la bourse "chercheurs visitant" (390 bourses seront concédées ces quatre prochaines années pour l’ensemble du monde) permettant aux chercheurs étrangers "boursiers" de séjourner au Brésil de un à trois mois par an, pendant deux ou trois ans ; les bourses "jeunes talents"  (860 proposées, d’ici 2015, tous pays confondus) permettant des mobilités d’une durée de 12 à 36 mois.

Parmi les initiatives s’adressant plus particulièrement, aux français :
  • Le programme REFEB à l’attention des étudiants et jeunes chercheurs en sciences humaines et sociales, dont l’objet d’étude ou de recherche nécessite un séjour au Brésil de courte durée (3 à 6 mois) ;
  • Le programme des "Chaires françaises dans l’État de São Paulo" conduit conjointement par l’Université de São Paulo (USP), l’Université d’État de Campinas (UNICAMP) et l’Université d’État de São Paulo "Júlio de Mesquita Filho" (UNESP), en partenariat avec le Consulat Général de France à São Paulo. Ce programme permet l’accueil – dans toutes les disciplines – de professeurs ou de chercheurs d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche français pour une durée supérieure à 45 jours et inférieure à un an. A titre d’exemple, le Comité franco-brésilien de sélection réuni le 1er mars 2012, a validé l’attribution de 25 chaires. 
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