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Au service de l?innovation

Laurent Cousin

Dans son métier, Marianne Faucheux met son talent au service des entreprises innovantes. Au nom de l'Etat, elle soutient et accompagne des projets industriels de R&D dans le domaine de la santé, sa spécialité. Et dans son métier, être docteur, ça aide.

Marianne Faucheux est chef de la division Biotechnologie et Innovation de la Direction Générale de la Compétitivité, de l’Industrie et des Services (DGCIS) du ministère de l'Economie, de l’Industrie et de l’Emploi. Son travail, elle le résume en une phrase : "faire en sorte que les gens se parlent et travaillent ensemble".

"Les gens", ce sont les acteurs de la R&D, les pôles de compétitivité, les entreprises, les laboratoires académiques. Avec son équipe d'une dizaine de personnes, Marianne est chargée des soutiens publics aux projets industriels de R&D dans le domaine de la santé, sa spécialité.

Marianne Faucheux travaille pour une structure publique mais son parcours est largement tourné vers le monde de l'entreprise. Normalienne, elle soutient en 2000 un doctorat en génétique cellulaire et moléculaire. Elle enseigne pendant quelques années en médecine et à l’université Paris XI. L'expérience lui plaît bien, mais son esprit est déjà ailleurs parce qu'elle juge que le métier de chercheur ne laisse pas assez de place aux interactions humaines.

Marianne décide de passer un concours d'ingénieur d'industrie des Mines, en parallèle d'un post-doc comme chef de projet. Pour préparer ce concours, elle effectue un stage à la DRIRE Ile-de-France (Direction Régionale Industrie, Recherche, Environnement), "une case intermédiaire" entre le monde académique et le monde de l'entreprise.

Indispensable formation scientifique

Reçue au concours, elle entre à la DGCIS comme chargée de mission Biotechnologies, puis à partir de 2005 devient chef de la division. « Notre mission est de proposer des mesures pour soutenir les entreprises du secteur de la santé et de les mettre en œuvre. Ceci suppose d’avoir une connaissance globale du secteur, mais aussi d’avoir de bonnes compétences techniques pour pouvoir évaluer des projets et les suivre dans le temps. Dans de le domaine de la R&D, nous évaluons une quarantaine de projets issus des pôles de compétivité par an et en soutenons financièrement une vingtaine », explique Marianne.

Et pour pouvoir juger de la qualité d'un projet, mieux vaut avoir de solides connaissances scientifiques : "c'est assez technique, il faut comprendre pour faire comprendre et convaincre mes interlocuteurs lorsqu'un projet est bon. Ma thèse m'a appris à chercher des infos, à savoir comparer.  », commente Marianne. Être docteur sur ce poste, c'est aussi être crédible : "ça aide pour prendre des contact avec les acteurs de la R&D. Comme on est du milieu, on a plus de facilité à se faire entendre et comprendre."

Mais ce n'est pas là le seul aspect de son travail, il faut aussi savoir définir et tenir une stratégie et négocier au jour le jour notamment les aspects budgétaires. "J'ai commencé sur le tas et avec quelques formations en interne. J'apprends des entreprises avec lesquelles je travaille et j'utilise au mieux mes nouvelles connaissances." Un docteur est aussi quelqu'un qui sait s'adapter.

Mini CV :
2005 : Chef de la division Biotechnologie et Innovation de la direction générale des entreprises (DGE).
2001-2002 : post-doctorat. Responsable d'un projet de recherche sur l'interférence ARN (un acide ribonucléique) en culture cellulaire.
2000 : doctorat en biologie
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