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Mérule : Evaluation In-situ Non-Destructive dans les bâtiments (MIND)

ABG-138398 Sujet de Thèse
14/04/2026 Autre financement public
ABTE - Université de CAEN NORMANDIE
Caen - Normandie - France
Mérule : Evaluation In-situ Non-Destructive dans les bâtiments (MIND)
  • Sciences de l’ingénieur
bâtiment, champignon, dégradation, spectroscopie, microbiologie

Description du sujet

La mérule pleureuse (Serpula lacrymans) est un champignon qui s’attaque notamment aux boiseries des bâtiments. Elle provoque des dégradations importantes, parfois invisibles, pouvant fragiliser la structure même des maisons. Très présente dans les régions humides comme la Normandie, elle représente un véritable risque pour le patrimoine bâti, y compris les logements anciens et les monuments.
Aujourd’hui, pour savoir si un bâtiment est contaminé et le traiter, il faut souvent casser les murs ou les planchers, ce qui est coûteux, long, et peut aggraver les dommages. De plus, il est très difficile de savoir si le champignon est encore vivant, totalement éliminé ou simplement endormi (en « latence »), prêt à se réactiver avec l’humidité.
Ce projet de recherche a pour objectif de développer des méthodes innovantes, rapides et non destructives pour localiser la mérule à travers les murs, dans les éléments en bois et évaluer son état. Pour cela, des technologies utilisées dans d’autres domaines (comme l’agroalimentaire ou la médecine), comme la spectroscopie Raman, l’infrarouge ou les ultrasons, seront testées et adaptées aux matériaux du bâtiment.
L’enjeu est de permettre un diagnostic plus fiable, plus économique et respectueux du patrimoine, en limitant les démolitions inutiles. À terme, ce travail aidera les professionnels à mieux cibler les traitements et à prévenir la réapparition du champignon. C’est une avancée utile pour les habitants, les artisans, les gestionnaires de patrimoine, et plus largement pour la préservation des bâtiments normands.

Le projet de thèse est structuré en trois axes complémentaires :
Axe 1 : Constitution de corpus et caractérisation multi-échelle

• Sélection d’échantillons issus de sites infestés ou traités (notamment via la base ICM) ou d’échantillons de laboratoire simulant différents scénarios (mérule active, morte, ou en latence).

• Caractérisation microbiologique (culture, PCR, protéomique) et physico-chimique (ATG, FTIR, DRX) des matériaux.

Identification de biomarqueurs spécifiques d'activité ou de dormance, en lien avec les mécanismes métaboliques de Serpula lacrymans.


Axe 2 : Développement et optimisation des méthodes de détection
• Mise en oeuvre des techniques (spectroscopie Raman, IR, ultrasons) sur parois reconstituées (maçonnerie, bois, plâtre, peintures).
• Acquisition de bases de données spectrales et acoustiques pour différentes conditions expérimentales.
• Intégration de modèles de classification supervisée pour la détection, le tri des signaux, et l’inférence de l’état biologique de la mérule.


Axe 3 : Validation sur sites réels et transfert opérationnel
• Tests en conditions réelles sur bâtiments infectés ou récemment traités, en collaboration avec le LRMH et le CSTB.
• Comparaison avec les diagnostics destructifs et expertises visuelles.
• Intégration des retours des professionnels (diagnostiqueurs, entreprises de traitement, gestionnaires de patrimoine).
• Élaboration d’un cahier des charges pour un outil non destructif de localisation de la mérule à destination des acteurs de la filière.

Prise de fonction :

01/10/2026

Nature du financement

Autre financement public

Précisions sur le financement

Financement 50% région Normandie / 50% CSTB – LRMH

Présentation établissement et labo d'accueil

ABTE - Université de CAEN NORMANDIE

Université de Caen Normandie

Unité ABTE, équipe ToxEMAC, axe BBS (Bioaérosols, Biodiversité fongique, Santé). L'axe BBS possède une expertise en mycologie et mycotoxicologie. Les chercheurs y mènent des travaux pluridisciplinaires :

- sur la qualité de l'air (exposition aux bioaérosols fongiques et impacts sanitaires) dans des situations associant l'homme et l'animal (élevages),

- sur la dégradation et la résistance des matériaux (dont les matériaux biosourcés) aux moisissures et champignons lignivores.

Intitulé du doctorat

Doctorat de microbiologie

Pays d'obtention du doctorat

France

Etablissement délivrant le doctorat

Normandie Université (Comue)

Ecole doctorale

Normande de biologie intégrative, santé, environnement

Profil du candidat

Le (la) candidat(e) devra être titulaire d’un master 2 dans le domaine des matériaux, de la physico-chimie ou de la microbiologie. Compte tenu du caractère pluridisciplinaire du sujet proposé, il pourra être de formation scientifique ou école d’ingénieur. Il (elle) devra démontrer un intérêt prononcé pour les problématiques à l’interface des matériaux, du bâtiment, de la mycologie et des techniques spectroscopiques, ainsi qu’une capacité à évoluer à l’interface entre physico-chimie et biologie.
Le (la) candidat(e) devra également faire preuve de rigueur scientifique, d’une forte capacité de travail et d’aptitudes à collaborer avec l’ensemble des partenaires du projet.
De bonnes capacités de communication et la maîtrise de la langue française et anglaise
sont requises. Par ailleurs le (la) candidat(e) devra faire preuve de mobilité durant la thèse compte tenu du caractère multipartenaire du projet et des essais réalisés sur le terrain (axe 3).

12/06/2026
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