Faire face aux disjonctions dans la maladie à corps de Lewy : affirmation de soi et régulation émotionnelle chez les aidants // Supporting disjunctions in Lewy body disease: self-assertion and emotional regulation in the caregivers
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ABG-139038
ADUM-73030 |
Sujet de Thèse | |
| 12/05/2026 | Contrat doctoral |
Université Grenoble Alpes
LA TRONCHE - Auvergne-Rhône-Alpes - France
Faire face aux disjonctions dans la maladie à corps de Lewy : affirmation de soi et régulation émotionnelle chez les aidants // Supporting disjunctions in Lewy body disease: self-assertion and emotional regulation in the caregivers
- Psychologie, neurosciences
aidants, maladie à corps de Lewy
caregivers, Lewy body disease
caregivers, Lewy body disease
Description du sujet
La maladie à corps de Lewy (LBD) constitue la deuxième cause de troubles neurocognitifs après la maladie d'Alzheimer et se caractérise par des fluctuations cognitives marquées, des symptômes neuropsychiatriques sévères et une perte progressive d'autonomie. À mesure que la maladie évolue, les proches deviennent les principaux soutiens des patients. Cette responsabilité s'accompagne d'un niveau élevé de stress, d'incertitude et de tensions relationnelles. Les aidants de personnes atteintes de LBD présentent notamment des niveaux de détresse psychologique et de fardeau supérieurs à ceux observés dans d'autres démences. Malgré ces constats, les processus dynamiques par lesquels les dyades aidant–aidé s'adaptent à l'évolution de la maladie restent encore insuffisamment compris.
Ce projet de doctorat vise à améliorer le soutien aux aidants familiaux de personnes atteintes de LBD en développant un modèle dynamique intégrant les dimensions cliniques, fonctionnelles, relationnelles et psychosociales de l'adaptation à la maladie. Il s'appuie sur le concept de « disjonctions dyadiques », définies comme des décalages entre les indicateurs objectifs de perte d'autonomie et les perceptions subjectives au sein de la dyade aidant–aidé. Une attention particulière est portée au rôle de la régulation émotionnelle et de l'assertivité des aidants, considérées comme des mécanismes centraux dans la réallocation des ressources psychologiques face à l'augmentation de la dépendance.
Le projet s'inscrit dans un programme franco-britannique associant l'Université Grenoble Alpes et Swansea University, et se structure en trois phases complémentaires. La première phase consiste en une étude transversale mixte auprès de dyades aidant–aidé, combinant évaluations cliniques, fonctionnelles, relationnelles et psychosociales avec des entretiens dyadiques semi-structurés. Cette étape permettra de caractériser les différentes formes de disjonctions dyadiques et d'identifier les liens entre symptômes, relation d'aide, régulation émotionnelle et assertivité.
La deuxième phase repose sur un suivi longitudinal des dyades afin de modéliser l'évolution des disjonctions dans le temps. L'objectif est de développer un modèle dynamique parsimonieux permettant d'identifier les trajectoires d'adaptation des aidants et les signaux précoces de déstabilisation relationnelle. La collaboration internationale permettra de renforcer la validité conceptuelle et la robustesse interculturelle des résultats.
La troisième phase vise la traduction des connaissances en interventions concrètes. Les résultats seront intégrés dans des modules d'éducation thérapeutique centrés sur la régulation émotionnelle et la communication assertive. Des ressources pédagogiques et des outils numériques d'accompagnement seront co-conçus avec les aidants afin de favoriser l'appropriation et la transférabilité des résultats.
Ce projet se distingue par son approche dyadique et longitudinale, l'intégration conjointe de facteurs cliniques et psychosociaux, ainsi que sa forte dimension translationnelle. Les retombées attendues incluent l'identification d'indicateurs innovants de l'évolution de la maladie et de l'adaptation des aidants, le développement d'outils d'intervention transférables, et une contribution significative à la recherche internationale sur l'accompagnement des aidants en contexte de démence.
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Lewy body disease (LBD) is the second most common cause of major neurocognitive disorders after Alzheimer's disease and is characterised by marked cognitive fluctuations, severe neuropsychiatric symptoms, and progressive loss of autonomy. As the disease progresses, family members become the primary source of support for patients. This responsibility is associated with high levels of stress, uncertainty, and relational strain. Caregivers of people living with LBD report particularly high levels of psychological distress and burden compared with caregivers of other dementia populations. Despite these observations, the dynamic processes through which caregiver–patient dyads adapt to disease progression remain poorly understood.
This doctoral project aims to improve support for family caregivers of people with LBD by developing a dynamic model integrating clinical, functional, relational, and psychosocial dimensions of adaptation. The project is grounded in the concept of “dyadic disjunctions”, defined as mismatches between objective indicators of loss of autonomy and subjective perceptions within the caregiver–patient dyad. Particular attention is paid to caregivers' emotion regulation and self-assertion skills, which are considered key mechanisms in the reallocation of psychological resources as dependency increases.
The project is embedded in a coordinated Franco-British research programme involving Université Grenoble Alpes and Swansea University and is structured into three complementary phases. The first phase consists of a mixed cross-sectional study of caregiver–patient dyads combining clinical, functional, relational, and psychosocial assessments with semi-structured dyadic interviews. This phase will allow the identification of dyadic disjunction profiles and the exploration of relationships between symptoms, caregiving dynamics, emotion regulation, and self-assertion.
The second phase involves longitudinal follow-up of dyads to model the evolution of dyadic disjunctions over time. The aim is to develop a parsimonious dynamic model capable of identifying trajectories of caregiver adaptation and early signals of relational destabilisation. The international collaboration will strengthen the conceptual validity and cross-cultural robustness of the findings.
The third phase focuses on knowledge translation into concrete interventions. Findings will be integrated into caregiver education modules targeting emotion regulation and assertive communication skills. Educational resources and digital support tools will be co-designed with caregivers to maximise usability and transferability.
This project is innovative in its dyadic and longitudinal perspective, the joint integration of clinical and psychosocial determinants, and its strong translational dimension. Expected outcomes include the identification of novel indicators of disease progression and caregiver adjustment, the development of transferable intervention tools, and a significant contribution to international research on caregiver support in dementia.
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Début de la thèse : 01/10/2026
Ce projet de doctorat vise à améliorer le soutien aux aidants familiaux de personnes atteintes de LBD en développant un modèle dynamique intégrant les dimensions cliniques, fonctionnelles, relationnelles et psychosociales de l'adaptation à la maladie. Il s'appuie sur le concept de « disjonctions dyadiques », définies comme des décalages entre les indicateurs objectifs de perte d'autonomie et les perceptions subjectives au sein de la dyade aidant–aidé. Une attention particulière est portée au rôle de la régulation émotionnelle et de l'assertivité des aidants, considérées comme des mécanismes centraux dans la réallocation des ressources psychologiques face à l'augmentation de la dépendance.
Le projet s'inscrit dans un programme franco-britannique associant l'Université Grenoble Alpes et Swansea University, et se structure en trois phases complémentaires. La première phase consiste en une étude transversale mixte auprès de dyades aidant–aidé, combinant évaluations cliniques, fonctionnelles, relationnelles et psychosociales avec des entretiens dyadiques semi-structurés. Cette étape permettra de caractériser les différentes formes de disjonctions dyadiques et d'identifier les liens entre symptômes, relation d'aide, régulation émotionnelle et assertivité.
La deuxième phase repose sur un suivi longitudinal des dyades afin de modéliser l'évolution des disjonctions dans le temps. L'objectif est de développer un modèle dynamique parsimonieux permettant d'identifier les trajectoires d'adaptation des aidants et les signaux précoces de déstabilisation relationnelle. La collaboration internationale permettra de renforcer la validité conceptuelle et la robustesse interculturelle des résultats.
La troisième phase vise la traduction des connaissances en interventions concrètes. Les résultats seront intégrés dans des modules d'éducation thérapeutique centrés sur la régulation émotionnelle et la communication assertive. Des ressources pédagogiques et des outils numériques d'accompagnement seront co-conçus avec les aidants afin de favoriser l'appropriation et la transférabilité des résultats.
Ce projet se distingue par son approche dyadique et longitudinale, l'intégration conjointe de facteurs cliniques et psychosociaux, ainsi que sa forte dimension translationnelle. Les retombées attendues incluent l'identification d'indicateurs innovants de l'évolution de la maladie et de l'adaptation des aidants, le développement d'outils d'intervention transférables, et une contribution significative à la recherche internationale sur l'accompagnement des aidants en contexte de démence.
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Lewy body disease (LBD) is the second most common cause of major neurocognitive disorders after Alzheimer's disease and is characterised by marked cognitive fluctuations, severe neuropsychiatric symptoms, and progressive loss of autonomy. As the disease progresses, family members become the primary source of support for patients. This responsibility is associated with high levels of stress, uncertainty, and relational strain. Caregivers of people living with LBD report particularly high levels of psychological distress and burden compared with caregivers of other dementia populations. Despite these observations, the dynamic processes through which caregiver–patient dyads adapt to disease progression remain poorly understood.
This doctoral project aims to improve support for family caregivers of people with LBD by developing a dynamic model integrating clinical, functional, relational, and psychosocial dimensions of adaptation. The project is grounded in the concept of “dyadic disjunctions”, defined as mismatches between objective indicators of loss of autonomy and subjective perceptions within the caregiver–patient dyad. Particular attention is paid to caregivers' emotion regulation and self-assertion skills, which are considered key mechanisms in the reallocation of psychological resources as dependency increases.
The project is embedded in a coordinated Franco-British research programme involving Université Grenoble Alpes and Swansea University and is structured into three complementary phases. The first phase consists of a mixed cross-sectional study of caregiver–patient dyads combining clinical, functional, relational, and psychosocial assessments with semi-structured dyadic interviews. This phase will allow the identification of dyadic disjunction profiles and the exploration of relationships between symptoms, caregiving dynamics, emotion regulation, and self-assertion.
The second phase involves longitudinal follow-up of dyads to model the evolution of dyadic disjunctions over time. The aim is to develop a parsimonious dynamic model capable of identifying trajectories of caregiver adaptation and early signals of relational destabilisation. The international collaboration will strengthen the conceptual validity and cross-cultural robustness of the findings.
The third phase focuses on knowledge translation into concrete interventions. Findings will be integrated into caregiver education modules targeting emotion regulation and assertive communication skills. Educational resources and digital support tools will be co-designed with caregivers to maximise usability and transferability.
This project is innovative in its dyadic and longitudinal perspective, the joint integration of clinical and psychosocial determinants, and its strong translational dimension. Expected outcomes include the identification of novel indicators of disease progression and caregiver adjustment, the development of transferable intervention tools, and a significant contribution to international research on caregiver support in dementia.
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Début de la thèse : 01/10/2026
Nature du financement
Contrat doctoral
Précisions sur le financement
Concours pour un contrat doctoral
Présentation établissement et labo d'accueil
Université Grenoble Alpes
Etablissement délivrant le doctorat
Université Grenoble Alpes
Ecole doctorale
216 ISCE - Ingénierie pour la Santé la Cognition et l'Environnement
Profil du candidat
Le/la candidat·e devra être titulaire d'un Master en psychologie (ou équivalent) avec une spécialisation en psychologie de la santé, ou psychologie gérontologique, issu du programme GS@UGA (ex BVBV). Une formation et/ou une expérience dans le domaine des maladies neuroévolutives sera particulièrement appréciée.
Les compétences attendues incluent de solides connaissances en méthodes de recherche en psychologie, des compétences en passation d'entretiens et en recueil de données auprès de populations vulnérables, un intérêt pour les approches longitudinales et les méthodes mixtes, de bonnes capacités rédactionnelles et communicationnelles et une maîtrise de l'anglais scientifique (à l'oral et à l'écrit).
Une sensibilité aux approches interdisciplinaires et à la recherche appliquée en santé constituera un atout.
The candidate should hold a Master's degree in Psychology (or equivalent), with a specialisation in health psychology, or gerontological psychology, from GS@UGA (ex BVBV). Training and/or experience in neurodegenerative diseases will be highly valued. Expected skills include strong knowledge of quantitative and qualitative research methods in psychology, experience in conducting interviews and collecting data from vulnerable populations; interest in longitudinal and mixed-methods research designs, strong academic writing and communication skills, and proficiency in scientific English (written and spoken). Interest in interdisciplinary and applied health research will be an asset.
The candidate should hold a Master's degree in Psychology (or equivalent), with a specialisation in health psychology, or gerontological psychology, from GS@UGA (ex BVBV). Training and/or experience in neurodegenerative diseases will be highly valued. Expected skills include strong knowledge of quantitative and qualitative research methods in psychology, experience in conducting interviews and collecting data from vulnerable populations; interest in longitudinal and mixed-methods research designs, strong academic writing and communication skills, and proficiency in scientific English (written and spoken). Interest in interdisciplinary and applied health research will be an asset.
19/05/2026
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