TRAÇABILITÉ ET CARACTÉRISATION DE CONTAMINANTS ÉMERGENTS DANS LA FILIÈRE VITIVINICOLE
| ABG-139397 | Sujet de Thèse | |
| 02/06/2026 | Autre financement public |
- Chimie
- Agronomie, agroalimentaire
Description du sujet
Les contaminants émergents, tels que les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) et les produits de transformation des pesticides, suscitent une attention croissante en raison de leur présence potentielle dans l’environnement et les denrées alimentaires. Dans la filière vitivinicole, ces composés peuvent être transférés vers les raisins à partir de sols contaminés ou résulter de la dégradation des produits phytosanitaires utilisés pour protéger la vigne. Leur présence dans les vins et spiritueux représente un enjeu majeur pour la qualité des produits, la confiance des consommateurs et l’image du secteur.
À ce jour, les connaissances sur la présence des PFAS et des produits de transformation des pesticides dans la chaîne vitivinicole restent très limitées. Alors que les résidus de pesticides font l’objet de suivis réguliers, les produits de transformation sont rarement recherchés en raison de leur très grande diversité et du manque de données disponibles. Par ailleurs, les effets des étapes de transformation (fermentation, traitements œnologiques, élevage, distillation) sur le devenir de ces contaminants demeurent largement méconnus.
Cette thèse propose une approche intégrée et innovante visant à caractériser l’origine, le transfert, le devenir et le potentiel toxicologique des contaminants émergents dans la filière vitivinicole, depuis le sol jusqu’aux vins et spiritueux. Le projet combinera des approches analytiques ciblées et non ciblées afin d’identifier les PFAS et les produits de transformation des pesticides dans différentes matrices (sols, feuilles, raisins, moûts, vins, marcs et spiritueux).
Les travaux porteront notamment sur : (i) l’évaluation de la biodisponibilité des contaminants dans les sols et de leur transfert vers la vigne et les baies de raisin, (ii) l’étude de l’impact des fermentations, des procédés post-fermentaires et de la distillation sur la dégradation, le transfert ou la formation de nouveaux contaminants, et (iii) l’estimation du potentiel toxicologique des molécules nouvellement détectées à l’aide de modèles prédictifs de type QSAR (Quantitative Structure–Activity Relationship).
Ce projet permettra de produire des connaissances inédites sur les mécanismes de transfert et de transformation des contaminants émergents dans la filière vitivinicole. Les résultats contribueront à identifier les substances les plus préoccupantes, à mieux comprendre leur devenir au cours de l’élaboration des vins et spiritueux, et à proposer des leviers de réduction des contaminations afin de renforcer la sécurité sanitaire et la durabilité des productions.
Prise de fonction :
Nature du financement
Précisions sur le financement
Présentation établissement et labo d'accueil
La thèse sera réalisée dans le cadre d’une collaboration internationale entre l’UMR oenologie (Institut des Sciences de la Vigne et du Vin) de l’Université de Bordeaux et l’Université Laval (Québec, Canada), avec la participation de l'équipe PROMESS de l’UMR EPOC (Environnements et Paléoenvironnements Océaniques et Continentaux).
Le doctorant sera co-dirigé par le Dr Céline Franc (UMR 1366 Œnologie, ISVV, Université de Bordeaux) et le Pr Julien Parinet (Département des sciences des aliments, Université Laval) et co-encadré par le Dr Grégory Cohen (UMR 5805 EPOC, Université de Bordeaux), spécialiste du transfert de contaminants organiques entre les sols et les végétaux.
L’UMR 1366 Œnologie est reconnue pour ses travaux en chimie analytique, génie des procédés œnologiques et étude des produits de transformation des pesticides. L’équipe dispose notamment de plateformes analytiques de pointe (GC-MS/MS, LC-MS/MS, extraction automatisée SPE) ainsi que d’équipements pilotes dédiés aux procédés de vinification et de distillation.
À l’Université Laval, les recherches s’appuieront sur des instruments de spectrométrie de masse haute résolution de dernière génération (Orbitrap, Q-TOF avec mobilité ionique), particulièrement adaptés aux approches non ciblées de caractérisation des contaminants émergents.
L’UMR EPOC apportera son expertise en chimie environnementale et en étude des transferts de contaminants entre les sols et les plantes.
Le projet se déroulera entre la France et le Québec, offrant au doctorant un environnement scientifique international et multidisciplinaire à l’interface de la chimie analytique, des sciences de l’environnement, de l’œnologie et de la toxicologie prédictive.
Intitulé du doctorat
Pays d'obtention du doctorat
Etablissement délivrant le doctorat
Ecole doctorale
Thèse en cotutelle
OuiPays d'obtention du doctorat en cotutelle
Etablissement délivrant le doctorat en cotutelle
Profil du candidat
Le candidat devra être titulaire d’un Master 2 ou d’un diplôme équivalent avec :
des compétences en chimie analytique (chromatographie en phase liquide ou gazeuse couplée à la spectrométrie de masse)
des compétence en chimie de l'environnement et/ou écotoxicologie
des compétences en oenologie et/ou viticulture seraient appréciées
un intérêt pour les outils d'intelligence artificielle est attendu
une capacité à travailler en équipe
une capacité à communiquer
une bonne organisation et rigueur scientifique
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