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Microbiomes pathogènes, environnements socio-urbanistiques et inégalités de santé : une analyse socio-territoriale de la santé des populations urbaines

ABG-139861 Sujet de Thèse
16/07/2026 Autre financement public
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Parcours Santé systèmique
Lyon - Auvergne-Rhône-Alpes - France
Microbiomes pathogènes, environnements socio-urbanistiques et inégalités de santé : une analyse socio-territoriale de la santé des populations urbaines
  • Santé, médecine humaine, vétérinaire

Description du sujet

Contexte et enjeux

Les milieux urbains constituent aujourd’hui des espaces majeurs de production des inégalités sociales de santé. La concentration des populations, la densité résidentielle, la qualité du bâti, les conditions environnementales et les inégalités socio-économiques contribuent à structurer des expositions sanitaires différenciées, dont certaines restent largement invisibles dans les politiques publiques.

Parmi ces expositions, les microbiomes pathogènes (agents biologiques présents dans les environnements domestiques, urbains ou collectifs) occupent une place croissante dans la littérature en santé publique. Si leurs effets sanitaires sont documentés par les sciences biomédicales, leur distribution sociale et territoriale, ainsi que leur impact différencié sur la santé des populations urbaines, demeurent insuffisamment analysés du point de vue des sciences humaines et sociales.

Cette thèse s’inscrit dans une approche SHS de la santé publique visant à considérer les microbiomes pathogènes non comme des objets biologiques à caractériser, mais comme des risques biologiques socialement et spatialement produits, dont l’impact sur la santé est médié par les conditions socio-urbanistiques, les pratiques quotidiennes et les politiques publiques.

 

Problématique

Comment les configurations socio-urbanistiques des villes structurent-elles l’exposition différenciée des populations urbaines aux microbiomes pathogènes, et comment ces expositions contribuent-elles à la production et au maintien des inégalités urbaines de santé ?

 

Questions de recherche

  1. Quelles variables socio-urbanistiques (précarité, habitat, densité, environnement, ressources locales) sont associées à une exposition accrue aux microbiomes pathogènes en milieu urbain ?
  2. Comment ces expositions potentielles se traduisent-elles en impacts différenciés sur la santé des populations urbaines ?
  3. Comment les habitants perçoivent-ils et gèrent-ils les risques sanitaires liés aux microbiomes pathogènes dans leur vie quotidienne ?
  4. Dans quelle mesure les politiques urbaines et sanitaires intègrent-elles (ou ignorent-elles) les enjeux liés aux microbiomes pathogènes et à leurs impacts sociaux sur la santé ?

 

Hypothèses de travail

  • Les expositions aux microbiomes pathogènes sont socialement et territorialement différenciées, indépendamment des comportements individuels.
  • Les quartiers cumulant précarité sociale, contraintes résidentielles et stress environnemental présentent un impact sanitaire accru lié aux risques microbiologiques.
  • Les pratiques individuelles ne compensent que partiellement des contraintes structurelles liées à l’environnement urbain.
  • Les politiques publiques abordent encore insuffisamment les microbiomes pathogènes comme un enjeu de justice sociale et territoriale en santé.

 

Méthodologie (approche SHS)

La thèse reposera sur une méthodologie mixte, combinant analyses quantitatives socio-territoriales et enquêtes qualitatives.

1. Analyse socio-territoriale

  • Construction d’indicateurs socio-urbanistiques à l’échelle infra-urbaine (quartiers, IRIS).
  • Élaboration d’indices d’exposition potentielle aux microbiomes pathogènes (habitat, densité, environnement).
  • Typologie des quartiers selon leurs profils d’exposition et de vulnérabilité sanitaire.

2. Analyse des impacts sur la santé

  • Exploitation de données de santé existantes (indicateurs agrégés, santé perçue, recours aux soins).
  • Mise en relation des profils socio-urbanistiques avec les inégalités observées de santé.

3. Enquête qualitative

  • Entretiens par groupe de discussion avec des habitants de quartiers contrastés.
  • Analyse des pratiques quotidiennes (habitat, hygiène, ventilation, mobilité) et des perceptions des risques microbiologiques.
  • Entretiens semi-directifs avec acteurs institutionnels (collectivités, urbanisme, santé).

Aucune analyse microbiologique ne sera réalisée dans le cadre de cette thèse.

 

Apports attendus

  • Une contribution originale à l’analyse des inégalités urbaines de santé à partir des risques biologiques invisibles.
  • Une conceptualisation des microbiomes pathogènes comme indicateurs socio-territoriaux de vulnérabilité sanitaire.
  • Un éclairage critique sur la place des risques microbiologiques dans les politiques urbaines et sanitaires.
  • Des recommandations opérationnelles pour une meilleure intégration des enjeux microbiologiques dans les politiques locales de santé.

 

Inscription scientifique et sociétale

Cette thèse s’inscrit dans les débats contemporains sur :

  • les inégalités sociales et territoriales de santé,
  • la justice environnementale,
  • la santé urbaine,
  • les approches SHS de l’exposome et du One Health.

Elle vise à produire des connaissances directement mobilisables par les acteurs de la santé publique et de l’action urbaine.

Prise de fonction :

02/11/2026

Nature du financement

Autre financement public

Précisions sur le financement

Présentation établissement et labo d'accueil

Parcours Santé systèmique

Université à la pointe de l’innovation, Lyon 1 allie formation de qualité et recherche d’excellence au coeur d’un environnement attractif et bénéficie d’un rayonnement international dans les domaines des sciences, des technologies, de la santé et du sport. Lyon 1 est aussi une université engagée dans l’accompagnement, la création et le partage auprès de toutes celles et tous ceux qui la font vivre.

Le laboratoire Parcours Santé Systémique (P2S) est une unité de recherche (UR 4129) classée en Sciences Humaines et Sociales de l’Université Claude Bernard Lyon 1 (UCBL1) et rattachée à l’Institut des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques-Faculté de Pharmacie de Lyon (ISPB). Le projet scientifique du laboratoire P2S s’inscrit dans une approche globale des organisations en santé et de la prise en compte des évolutions sociétales. Ces nouvelles dynamiques nécessitent de revisiter les concepts et outils utilisés traditionnellement en santé publique (santé, bien être, handicap, dépendance, qualité, efficience, évaluation, régulation…). Ceux-ci doivent permettre, dans une logique de santé populationnelle, à la fois d’analyser, de modéliser et de fournir des systèmes d’aide à la prise de décision pour les acteurs institutionnels et de terrain impliqués dans la prise en charge intégrative et personnalisée des patients.

Trois principes constituent le socle des travaux de recherche :

La transdisciplinarité consiste à co-constructuire des outils et des méthodes en faisant interagir différents champs disciplinaires.

La démarche « parcours » est un vecteur majeur de structuration de l’organisation de la santé. En inscrivant les épisodes de soins dans une trajectoire de vie, la notion de parcours permet de construire la performance du système de santé ainsi que les interactions entre ces acteurs dont le patient.

La démarche « systémique » permet d’appréhender la complexité du système de santé. Il s’agit d’une posture scientifique d’analyse et d’optimisation d’un système complexe sans focalisation sur ses éléments constitutifs mais en mettant en évidence leurs interactions.

 Les travaux de recherche engagés sont organisés selon trois axes :

L’impact des innovations,

L’apport des interactions,

Le rôle de la prévention.

Intitulé du doctorat

Doctorat de Santé Publique

Pays d'obtention du doctorat

France

Etablissement délivrant le doctorat

UNIVERSITE CLAUDE-BERNARD-LYON 1

Ecole doctorale

École Doctorale interdisciplinaire sciences-santé (EDISS)

Profil du candidat

Le ou la canddat(e) devra démontrer:

des compétences en analyse quantitative (R de préférence)

une expérience de recherhce épidémiologique

un intéret pour les méthodes qualitatives

des compétences en SIG/QGIS

des capacités de rédaction en anglais scientifique

curiosité, autonomie et enthousiasme pour la recherhce interdisciplinaire

30/08/2029
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