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1 milliard pour attirer les meilleurs chercheurs en France

Laurent Cousin

C'est décidé, 11 milliards du grand emprunt seront consacrés à l'enseignement supérieur dont 1 milliard pour renforcer l'attractivité de la France pour les chercheurs de haut niveau et de favoriser le retour en France des chercheurs français ou étrangers ayant soutenu leur thèse en France.

Le 14 décembre dernier, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a rendu ses arbitrages sur le grand emprunt en suivant assez fidèlement les recommandations de la commission Juppé-Rocard qui avait rendu ses conclusions en novembre.

Parmi les objectifs du grand emprunt, on note la volonté de développer l'attractivité de la France pour les chercheurs de haut niveau et de favoriser le retour des chercheurs français ou étrangers ayant soutenu leur thèse en France.

Cet emprunt devrait permettre de réaliser 35 milliards d’euros de financements publics et générer, par effet de levier, un total de 60 milliards d’euros d’investissements publics et privés. 11 milliards d’euros sont consacrés à l’enseignement supérieur et la formation, et 8 milliards à la recherche. Parmi cette somme, un milliard doit renforcer l'attractivité de la France pour les chercheurs de haut niveau et favoriser le retour en France des chercheurs français ou étrangers ayant soutenu leur thèse en France.

L'ANR au coeur du dispositif
Pour atteindre ces objectifs, la Commission prévoit  la mise en place d'un "fond d'attractivité des établissements d'enseignement supérieur et de recherche" d'1 milliard d'euros géré par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR). L’ANR procéderait, à intervalles réguliers, à une sélection compétitive d’établissements ou de groupements d’établissements, sur la base d’un appel à candidatures.

Elle notifierait alors aux bénéficiaires un montant plafond pluriannuel (par exemple sur une durée de quatre ans) disponible pour verser des bourses d’excellence à des chercheurs étrangers ou à des post-doctorants ayant quitté la France et souhaitant y revenir.

"Les sommes seraient libres d’emploi pour une durée maximale de quatre ans et permettraient de financer à la fois le salaire du chercheur sous contrat, les charges associées à la constitution d’une petite équipe (techniciens de laboratoire, doctorants, post-doctorants…), des petits équipements si nécessaire, etc.", peut-on lire dans le rapport.

Opportunités à saisir
Le reste du grand emprunt ira à l’industrie et les PME (6,5 milliards), le numérique (4,5 milliards) et le développement durable (5 milliards). 16 milliards consacrés au développement des sciences du vivant, des énergies décarbonées ou encore des PME innovantes et qui devraient générer (on peut l'espérer) de nombreuses opportunités pour des docteurs formés par la recherche et ouverts sur le monde...
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