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La Chine : futur « laboratoire du monde » ?

Clarisse Faria-Fortecoëf



Focus sur le contexte et les perspectives de la mobilité des étudiants français en Chine et de la coopération franco-chinoise dans le domaine universitaire, de la recherche et de l'innovation.

Quelques données sur l'enseignement supérieur chinois

Avec une augmentation conséquente des inscriptions qui sont passées de 7 millions en 2000 à 34,6 millions en 2013 (chiffre incluant les étudiants inscrits en formation initiale, formation continue, formation à distance, de niveau Benke et Zhuanke (Bac +2 et +3) jusqu’au niveau Doctorat, dans un établissement supérieur public ou privé), la Chine compte en 2013, 2 788 établissements d’enseignement supérieur publics.

Neuf universités leaders dans la recherche en Chine font actuellement partie de la Ligue C9 créée en 2009, par le gouvernement chinois :

Bénéficiant d'un financement important de l'état, ces établissements visent à entrer d'ici 2020 dans le top 100 des classements mondiaux.

Ouverture internationale et mobilité étudiante


Favorisant depuis 2003, l’internationalisation de ses universités en soutenant notamment, la mobilité des étudiants chinois (ils étaient moins de 20 000 dans un pays étranger en 1999 contre près de 700 000 en 2012), la Chine a pour ambition de devenir la 1ère destination des étudiants internationaux d'ici 2020, et encourage par conséquent, la mobilité entrante. D'après les chiffres du Ministère de l’éducation de la république populaire de Chine (MOE), 141 087 étudiants étrangers étaient inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur chinois contre 328 330 en 2012. La France occupe la 11ème position avec 8 386 étudiants français en Chine, ils étaient 3 105 en 2005.
En termes de support financier à la mobilité entrante, la Chine a octroyé via le China Scholarship Council (CSC), une bourse à 7 218 étudiants étrangers en 2005 et à 28 768 en 2012. L’objectif est d’atteindre en 2015, 50 000 bourses. Créé en 1996, le CSC est une des agences gouvernementales favorisant l'internationalisation et une institution sans but lucratif affiliée au MOE responsable notamment, de la sélection des étudiants internationaux qui vont étudier en Chine, de l’organisation et du suivi de leurs séjours.

La coopération universitaire Franco-Chinoise

De plus en plus d'établissements d'enseignement supérieur étrangers s'implantent en Chine. Pour ce qui est de la France, les instituts Franco-Chinois, constituent le « fer de lance de la coopération universitaire Franco-Chinoise ». Ils sont au nombre de sept : cinq dans le domaine des sciences de l’ingénieur, un dans les domaines des sciences de l’ingénieur et du management et un dans le domaine des sciences humaines et sociales. Parmi les plus récents : l'Institut d'ingénierie et de management mis en place par le Cnam  et l'Université de Wuan, IFCIM, inauguré le 10 avril 2013.
La tendance actuelle des programmes de coopération, doubles diplômes ou instituts conjoints, est d’adopter des modèles financiers pérennes fondés notamment, sur le renforcement des liens avec le monde de l’entreprise.
Il existe également, des campus délocalisés non accrédités par le MOE, constituant le principal cadre de la mobilité des étudiants français effectuant une partie de leur cursus en Chine, comme celui de l'EMLYON Business School à Shanghai.
Par ailleurs, l'ambassade de France en Chine s’est donnée comme objectif d’augmenter le nombre de programmes de bourses. Parmi ces derniers, Cai Yuanpei qui depuis 2010 soutient en partenariat avec le CSC, la mobilité de doctorants en cotutelle internationale de thèse et de chercheurs français et chinois (lire notre article sur ce programme).

La coopération dans le domaine de la recherche et de l'innovation


« D’atelier du monde, la Chine ambitionne d’être le laboratoire du monde » avec un budget représentant 1,8 % du PIB annuel dédié aux dépenses globales en R&D (1 000 milliards de RMB (renminbi) soit environ 123 milliards d’euros en 2012), l’objectif affiché étant d’atteindre 2,5 % en 2020.
Le suivi de la recherche est piloté notamment par le Ministère de la Science et de la Technologie (MOST) et la Fondation nationale des sciences naturelles en Chine (NSFC).
A noter, la forte implication des entreprises dans le domaine de la R&D : 657 milliards de RMB (environ 81 milliards d’euros).
Par ailleurs, la Chine est en deuxième position pour le nombre de publications scientifiques, soit environ 10 % des publications mondiales. Pour ce qui est des co-publications, 5 % d'entre elles étaient signées avec la France en 2010 (29 % avec des chercheurs européens) principalement en chimie, physique et recherche médicale.
Plus de 2 000 chercheurs français se sont rendus en mission de courte durée en Chine en 2012. La France est un acteur de tout premier plan de la coopération euro-chinoise avec une quarantaine de laboratoires conjoints et les projets soutenus par l’Agence nationale de la Recherche (ANR).
Au travers du programme COOPOL Innovation (lire notre article sur ce programme), un soutien spécifique est apporté aux PME françaises des pôles de compétitivité désireuses de développer, en association avec un partenaire public, des projets de recherche avec des partenaires chinois.

Ces données sont principalement issues, du DOSSIER pays CHINE, 24ème volume de la collection Les dossiers Pays de Campus France, publié en octobre 2014 .
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