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Le nouveau chapitre de la thèse, un exercice réflexif

E. Jardin

Emmanuel Duplàa est docteur de l’université du Maine au Mans. Après une thèse Cifre en sciences de l’éducation sur l’enseignement à distance, il travaille actuellement dans une organisation canadienne de télé-enseignement, la Téluq sur la formation médicale à distance. Quelque temps avant sa soutenance, il a testé l’expérience du « nouveau chapitre de la thèse » (NCT), pour quels apports ?

1/ Comment avez-vous eu connaissance du NCT ?
J’en avais entendu parler dans mon université et ça m’intéressait beaucoup de savoir comment transformer les connaissances scientifiques de la thèse en compétences professionnelles, d’apprendre comment les expliciter. Bref, de pouvoir faire la lumière sur la plus-value de la thèse.

2/ Comment s’est passé votre NCT ?
Avec un coach dénommé « mentor », on a formalisé des choses disparates et implicites (présentation de ma thèse, déroulement, gestion et évaluation de son coût, compétences et savoir-faire). Comme je connais bien le milieu de la formation professionnelle car j’ai travaillé dans une école d’ingénieur pendant ma thèse en tant que formateur : rédiger un CV, savoir se vendre, ce n’était pas nouveau pour moi. Par contre, il y avait un autre doctorant pendant nos séances de travail. Lui n’avait pas quitté sa paillasse pendant trois ans et il était un peu déconnecté du milieu socio-économique. Ces réunions à trois (deux doctorants et un mentor) ont été très fructueuses.

3/ Si vous connaissiez déjà bien tous ces aspects de la professionnalisation, qu'avez-vous retiré de cette expérience ?
Tout d’abord, le NCT m’a permis de libérer du temps pour me poser et pour faire défiler le film à l’envers. Ma thèse a été montée avec 4 partenaires : deux écoles d’ingénieurs françaises, une direction scientifique canadienne et une université française. J’ai remis tout à plat : mes motivations personnelles à m’engager dans une thèse, le montage du partenariat… J’ai repris tous les échanges de mél pour reconstruire le programme et pour évaluer les coûts de la thèse. Comment dire… Pendant une thèse Cifre, on est le nez dans le guidon, lancé à fonds de train car le temps presse. Avoir l’opportunité de réaliser un retour d’expérience, de boucler la boucle en quelque sorte… C’est très intéressant.

4/ Pouvez-vous préciser ?
Dans une thèse, on n’a pas le droit de dire pourquoi on a choisi tel sujet… On ne mélange pas le jugement aux faits. Pendant le NCT, je suis allé chercher mes motivations personnelles. Et puis, j’ai chiffré, j’ai évalué les volumes d’information brassés, j’ai décortiqué tout le processus de partenariat… En fait, j’ai eu un regard réflexif sur ma propre pratique scientifique et au final, j’ai transformé mon NCT en une partie qui vient illustrer la thèse que je défends sur la praxis en portant une description pratique du processus intellectuel qu’est une thèse.

5/ Si je comprends bien, votre NTC a nourri votre propre réflexion scientifique ?
Tout à fait. Comme je suis spécialisé en sciences de l’éducation, en soit le processus du NCT m’a intéressé. A vrai dire, cela a été ma première motivation pour m’engager dans ce programme porté par l’association Bernard Gregory.

Propos recueillis le 26 avril 2006 et actualisés le 2 septembre 2007, par Evelyne Jardin.
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